“Le Virus de l’espoir” reverse 1 900 € à la recherche – LePetitBleu

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Noëlle Delmon, créatrice de l’association en juin 2015 “Le Virus de l’espoir”, sera le vendredi 21 février, à 14 heures, à l’Oncopôle de Toulouse. Ce jour-là, elle remettra 1 900 € au Dr Pierre Cordelier, directeur de recherche du Centre de recherche en cancérologie de l’établissement toulousain et responsable de l’étude contre le cancer du pancréas. Une remise au goût amer, car elle va distribuer tout l’argent de son association, qu’elle vient à contrecœur de dissoudre récemment.

Cette création avait pour but de récolter des fonds et faire connaître l’avancée sur la lutte contre le cancer du pancréas.

Energie et volonté

En 2015, Noëlle Delmon, demeurant à Fumel, est sensibilisée à cette maladie lorsqu’elle apprend que sa maman, Marie-Anna, alors âgée de 77 ans, est atteinte de cette maladie. En parcourant la presse, elle lit qu’un traitement en phase expérimentale donne des résultats positifs.

“Pour cela, il faut que la tumeur soit inférieure à 3 cm, ne pas avoir de problème cardiaque, ne pas avoir plus de 70 ans. Elle décide de contacter le chirurgien en lui demandant de faire abstraction de l’âge.

La rencontre est positive. Le spécialiste décide de ne faire que de la chimio. Si à l’époque la maladie ne régresse pas, elle ne progresse pas”. Tous les espoirs sont permis. La présidente de l’association ne manque pas de volonté. Elle déploie avec d’autres bénévoles beaucoup d’énergie pour informer. L’investissement se concrétise par une conférence suivie d’un concert avec Bastien Lanza, des Voix du Sud, le 17 octobre 2015, dans le Galion foulayronnais. Une seconde soirée a lieu, en 2016 avec défilé de mode, salle Goujon à Fumel.

De sérieuses avancées

De son côté, la recherche avance, “mais il n’y a toujours pas de traitement sur le marché. Maman est décédée en 2016 et n’a pu bénéficier des nouvelles avancées. La méthode consiste à injecter le virus de l’herpès directement dans la tumeur pour la faire régresser afin d’opérer le patient”, commente Noëlle Delmon. Si la méthode n’est pas infaillible, depuis 2016 à maintenant, “dans la plupart des cas les hôpitaux, comme ceux d’Agen, Bordeaux, Toulouse, pratiquent cette intervention. Je connais dans mon entourage deux personnes ayant été opérées, une il y a dix ans et la seconde il y a cinq ans. Elles sont toujours en vie”.

Les dernières informations qu’elle a reçues du Dr Cordelier sont prometteuses mais le spécialiste tient à rester prudent car il ne s’agit que des tests pré-cliniques, prévient-il. L’avancée est l’identification d’une souche jugée “très intéressante, que nous modifions pour augmenter son efficacité et son suivi chez les patients. C’est un projet de dix-huit mois de valorisation pour poser un brevet et lever des fonds pour un éventuel essai chez les patients par la suite”.

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